The Cure

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Un vendredi soir…

Je m’approche de ce dôme orange éclairé et prends place dans l’une des files. J’observe à 180°, les têtes grisonnantes sont majoritaires, quelques ados, certainement invités par ces derniers !

Quand on a 40, 50 ans et plus, nous savons que ce concert va nous chatouiller les émois. 

Me voilà dans ce hall grisonnant de béton, les courants d’air ne risquent pas de décoiffer les adeptes de la « Hair Smith » !

Mon gobelet consigné en main, laissant les quelques 3258 adorateurs dans le hall ou prenant l’air, je décide de rentrer par la porte centrale, question de m’imbiber du brouhaha constant de ces 3728 personnes dans les gradins et de ces 5024 frémissants dans la fosse.

Il faut dire que je n’ai pas l’habitude d’aller dans des salles aussi gargantuesques, préférant les salles à taille humaine, mais bon Les Cure quoi !

La lumière s’affaiblit jusqu’à laisser près de 12000 impatients dans l’obscurité…

Puis la scène se met à briller de milliers d’étoiles et les six écrans au fond de la scène s’éveillent. On distingue l’ombre des musiciens, mes yeux pétillent et laissent s’évader une larme. Il me faut souligner le fait que j’ai entendu pour la première fois The Cure vers mes 10/11 ans à la radio. C’est à mes 14 ans que je les ai apprivoisés pour toujours, néanmoins, je n’ai jamais pu les voir, alors vous comprenez ces émotions le long de mes joues à la simple vue de leur ombre….

Je me déplace côté jardin, la vue y est suffisante et l’espace est parfait pour quelques pas de danse. Robert s’approche lentement, côté cour, les mains liées devant son ventre comme un enfant, il est souriant. Tout en se déplaçant vers le centre de la scène, il salue avec des petits mouvements de tête, attrape une rose et remercie celle ou celui qui la lui a lancée. Le morceau commence, il se dirige vers le jardin, mon coeur s’active….

La voix de Robert est intacte, si particulière.

Leur premier morceau est Alone, comme une ironie face à cette foule épaisse.

Les morceaux défilent, dont les essentielles et aussi celle-ci que j’affectionne particulièrement et qui fait du bien Doing the unstuck

Pour cette tendresse, cette délicatesse, Robert, je te remercie, ta voix, l’ambiance scénique, furent un merveilleux voyage de 2h 47…

  • Rédigé par Céline D.

The Cure Officiel

Photo article : EoZ 

Lieu : Zénith Strasbourg

Sources Youtube