Yann Tiersen

Yann-tiersen-assis-regarde-ailleurs

Un jeudi d’octobre…

21h 20, Yann Tiersen arrive sur scène, 21h 42 la salle se désemplit. Et oui, il fallait suivre son actu ! Car ce soir, pas d’Amélie Poulain ou de Retrouvailles, mais plutôt la Rupture vers un virage électro.

Vivre sur l’ile d’Ouessant l’a fait virer de bord vers de nouveaux mondes sonores. Comme une expérimentation à la fois aquatique et étrange.

Un voyage submersif où même son acolyte piano se distingue discrètement par moment sous les oscillateurs.

Je vais vous raconter une anecdote me concernant, celle de mon attachement à sa personne :

C’était un matin de juillet 1998, pédalant à grande vitesse afin de ne pas arriver en retard au boulot, mon oeil s’est arrêté sur une affiche collée à la volée sur une borne électrique :

Un minois pris de profil, les cheveux à la Daho-Morrissey, un p’tit anneau à l’oreille, il porte une marinière, une date en juillet, un concert gratuit, son nom, Yann Tiersen.

C’était lors de cette année, celle où ce jeu de ballon a propulsé de l’amour à foison durant une soirée à tous les Français, oui, ce soir-là, on s’aimait tous. À La Laiterie, les matchs étaient retransmis en grand écran et à la suite, ils proposaient des concerts gratuits.

Alors que nous étions encore loin de la finale, j’étais arrivée plus tard afin de voir de plus près ce joli p’tit mec. Il était seul sur scène, entouré de tas d’instruments. Yann Tiersen jonglait avec un violon, un accordéon, un mini piano, et bien d’autres, avec une telle intensité ! Un truc qu’encore aujourd’hui, là, à vous l’écrire, je ne peux expliquer.

Tout ce que je peux vous révéler, c’est que je me suis retrouvée comme suspendue, perdue tout en sachant où j’étais, une sensation bizarre… Si bien qu’une larme, puis une autre ont longé mes joues… C’était la première fois que je pleurais lors d’un concert. 

Le lendemain, j’ai acheté ses trois premiers albums…

J’ai beaucoup écrit en sa compagnie…

Et puis, Amélie Poulain me l’a piqué trois ans plus tard, il a fallu partager mes émotions. J’en étais évidemment très heureuse pour lui et de son succès grandissant. Mais pour moi, il reste ce p’tit mec, seul sur la scène à jouer comme un enfant avec ses jouets qui m’ont tant bouleversé…

Celle qui m’a inspirée tant de scènes de films datant de 1998, Rue des Cascades

  • Rédigé par Céline D.

Yann Tiersen Officiel

Photo article : Yann Tiersen Officiel

Lieu : La Laiterie Grande Salle Strasbourg 

Sources Youtube